Wednesday, December 17, 2008

The Big Coconuts is for the Tourists

Mercredi 17 dec 2008,
Bangkok, THAILAND

J'ai troqué mon hamac indien acheté à Goa contre un foulard; voilà qu'après 15 lunes en cavalle, je retourne au bercail.

Je m'en vais a l'aéroport pour somnibuler quelques instants avant de prendre l'avion au milieu de la nuit. Déjeuné au Kuweit, puis dinner à New York.

Je vous revois tous bientôt!

-David

Saturday, November 15, 2008

Spiritualité, rochers & physique quantique

Samedi, le 16 novembre 2008
Krabi Town (Krabi), THAILAND

Spiritualité

Lors d'un matin de mousson bien normal, tout était calme dans mon bungalow au milieu de la jungle. Enfin, calme c'est vite dit... Les grands champs d'herbe à vaches que la mousson avait transformé en petits étangs dispersés avaient donner naissance à plusieurs familles de grenouilles qui prenaient un malin plaisir à réveilloner avec la parenté jusqu'à l'aube : "Puis, la récolte c't'année c'était bien?", "Ça doit bien faire 2 moussons qu'on s'est pas vu!", "Aie en passant, je viens de me grayer d'un nouveau nénuphar, tu devrais venir voir ça! C'est un 8 places, un vrai luxe!". En language grenou, voici plus ou moins ce qu'ils se racontaient.

Puis lorsque la Lune se montre la binette en train de bailler, voici l'Orchestre de Grillons qui se met à symphoniser dans l'amphithéâtre de palmiers. Chapeau à leur chef d'orchestre qui parvient à accorder et syncroniser ces millions de musiciens dans le noir!

Mélanger à ça toutes les autres créatures non mentionnée et ajouter un beat de drum et on obtiens la source de la musique "Goa Trance". Same same.

Rochers

Ah! Donc ce matin là, je me réveille et puis ca y est! Je sais que je quitte Koh Pha-Ngan, mais sans destination. Assez de spiritualité pour l'instant, voilà que j'ai envie de faire autre chose! Je pars donc en direction de Krabi, la mer Andaman (sur la côte ouest).


J'ai trouvé cette petite ville très authentique et les Thais fort sympathiques. Je suis tombé par hasard sur une cantine matinale, où j'arrive à me connecter gratuitement sur wi-fi non-sécurisé d'un établissement voisin. En marchant un peu plus loin, j'aperçois à l'horizon des paysages paradisiaques, et je comprends tout le brouhaha qu'on entend à propos de Krabi. Je décide donc d'aller voir ces falaises canyonnesques de plus près. Il ne s'agit pas d'isles, mais en regardant la photo vous comprendrez pourquoi l'unique accès est par bateau de bois.


C'est ici le paradis de l'escalade sur roche! Au début, je me contentais de comtempler; mais après quelques jours, ça devient dangereux! Ici les moustiques ne prolifèrent pas la fièvre dengue, mais la fièvre de l'escalade! J'ai trouvé ce qui manquait à cet instant précis : du sport! Rien de tel pour balancer un surplus de spiritualité! Et en effet c'est tout un sport, pour grimper ces parois à 90 degré ou plus!


Mais aussi quelque chose d'étonnant est la solidarité des grimpeurs. Sans même me connaître, ma voisine m'a offert un harnais qu'elle n'utilisait pas, et plusieurs groupes m'ont invité à grimper avec eux. J'y retourne la semaine prochaine!




Physique quantique

J'ai récemment commencé à télécharger des vidéos sur la physique quantique, et j'ai noté de choquantes ressemblances entre leur discours et celui des Yogis / Tantristes.

Le Yoga distingue deux pôles de notre réalité : énergie (matériel) et conscience (invisible). En physique aussi il y a deux pôles : éléments atomiques (matériel) et le néant (void) qui les séparent. Tout ce que l'on perçoit avec nos sens comprend les 2 éléments; ils sont indissociables, comme le Yin et le Yang. Tous les éléments de la Création, l'homme y compris, sont ainsi : bipolaires.

Encore plus mystérieux est que la base de nos connaissances occidentales et de notre mode de vie matérialiste est fondé sur l'atome, lui-même composé à 99.9% de néant, d'immatériel.

Selon, Dan Winter, un physicien américain, tous les mystères de la Science seraient résolus en comprenant comment les champs magnétiques de charges électriques (matériel) convergent (s'organisent) en fractal. Sa théorie est l'immatériel ou néant (void) serait une charge magnétique, mesurable en voltage, ou différence de tension. Selon lui "Void, consciousness, life-force, freshness, life, prana, chi are all the same thing".

"Use the Force, Luke" - Star Wars
Un des buts en Yoga est d'utiliser le corps comme un gigantesque aimant afin de concentrer son énergie ou prana, à un endroit précis. Effectivement, le sang se concentre à l'endroit désigné par l'asana (posture), mais peut-être y'a-t-il également un champ magnétique suit le sang?

Toujours selon la théorie de Winter, l'analyse spectrale du champ magnétique dégagé par un être vivant ou même d'une plante révèle sa santé, ses faiblesses, et même son espérance de vie. Aussi, prétend-t-il avoir mesuré d'importants champs magnétiques sur des lieux dit "saints". Mais enfin, ca c'est une autre histoire...

Ce que je retiens de tout ca :
1. Tout ce qui a un commencent à une fin; ce qui n'a pas de commencement est éternel, absolu, tout-puissant. Le seul moyen de "sauver son âme" est de trouver notre lien avec cet absolu, et ainsi devenir éternel. C'est ça l'Alchimie.

2. Approfondir sa spiritualité est important; mais garder son corps en excellente santé l'est tout autant. La balance est la clé. Le corps est LE véhicule qui nous ait été donné pour faire l'expérience de la Vie, et ce pour une bonne raison.

3. Manger frais. En Yoga, l'inspiration (in spiritus, to take spirit in) et la nuttrition sont les 2 façons d'assimiler la prana en soi. La nourriture fraîche a non seulement meilleur goût, mais peut-être a-t-elle un meilleur champs magnétique (!)

4. On ne comprends scientifiquement que ce qui est matériel; ce qui nous laisse 99.9% ignorant devant l'immensité du monde. Il faut observer l'inconnu avec grand respect et admiration.

5. Comment les Yogis indiens, les Taoist chinois, et les Do japonais ont-ils découvert ces mystères il y'a des milliers d'années, alors que notre science occidentale commence à peine à intégrer ces concepts?

6. Quantum Physics is cool!


Friday, October 17, 2008

La Transe

Dimanche, 19 octobre 2008
Koh (Isle de) Pha-Ngan, THAILAND

Note: Cet article est le deuxième et dernier de la série sur la retraite de méditation (lire le premier article).
Le septième jour est arrivé quelque chose d'étrange. Alors que je me concentrais, soudainement j'ai senti ma perception altérée d'une manière inabituelle. Mon corps était paralysé, parfaitement immobile, ma respiration s'était arrêtée. Je n'avais plus aucune pensée, et je ressentais une clair division entre le corps et le mental. Comme si j'étais à 2 endroits à la fois, tout étant conscient que je pouvais arrêter ce phénomène à tout moment. Cela n'a duré que quelques secondes. À un certain moment mon mind s'est inquiété de l'entrée d'air, et tout ce phénomène s'est arrêté. Peut-être banal vous pouvez penser, mais j'ai la conviction que j'étais physiquement "ailleurs".

Selon mon guru, j'ai fait une expérience du néant (void), un espace entre 2 pensées. Apparament dans cet état d'esprit, le coeur arrête de battre aussi, cliniquement mort mais toujours vivant.

Le jour suivant, nous méditions sur un enregistrement de la NASA. Les Ingénieurs de la NASA auraient réussi à enregistrer par reverse-engineering, le son du vide de l'espace - oui apparement le vide produit un son / vibration. Impossible de concevoir un son aussi hypnotique! Je veux bien essayer de le décrire, mais il faudrait que vous l'entendiez... C'est comme une vibration excessive avec légères fluctuations, un genre de tunnel sonore spacial. Pour l'entière méditation, je me suis senti transpercé par le son. Après avoir racconté mon expérience au guru, il m'a répondu calmement que là n'était pas le but de la méditation : i.e. imaginer le néant et focusser sur le dessus de la tête (7ème et dernier chakra, saraswara). Il semblait amusé, mais pas du tout épaté, alors moi, j'avais l'impression d'avoir vécu une expérience surnaturelle.

Du début à la fin (environ 45 minutes), j'ai eu une série de visions intenses qui défilaient dans mon cerveau a une vitesse ahurissante, comme visionner dix films de science-fiction sur fast-foward. Comme les images semblaient aussi distantes les unes des autres, et sans corrélation, je me suis dit que cela devait être le fruit de mon imaginaire, bien que cela était fort saisissant. Je croyais que cela n'était qu'une étape, et qu'il y'avait possibilité d'aller plus loin que ce "monde". Je me mettait alors à focusser au niveau de saraswara, et cela ne faisait qu'en amplifier les visions. À chaque fois que je me concentrais sur le chakra du crâne, je voyais plusieurs symboles d'élévation : des échelles, des buildings immenses, des ascenseurs, des tunnels, des rails de la Terre jusqu'au ciel. Je traversais tout ces éléments à la vitesse de la pensée, puis j'arrivais un portail d'où jaillaissait un autre thème de visions.

Après un certain de temps, je suis arrivé dans l'espace et j'ai commencé à voir des créatures et objets irrééels, c.a.d. que je n'avais jamais vu ou imaginé auparavant. Certains objets semblaient avoir une structure géométrique moléculaire : des sphères de grosseurs inégales liées entre elles par un cylindre. J'admets avec un peu gêne que j'ai cru que je pouvais émettre une question dans ce flux infini. "Où donc la porte de cet univers? Comment aller plus loin?" Un lézard me regarda et se mit à suivre un chemin vers une lumière ultra brillante, il me dit : "This is gate of the galaxy" et il disparut. Je ne sais pourquoi, il m'était impossible de le suivre, au fur et à mesure que je me rapprochait de cette lumière, elle apparaissant encore plus distante. Comme si ce chemin m'étais interdit et que j'avais atteint les limites de l'espace qui m'était accessible.

Par la suite, je me suis mis a voyager dans le temps. Des animaux montant dans un bateau, des dinausores. etc. Cela était plus ou moins sans intérêt. Puis, j'ai demandé naïvement à voir mon père. J'ai vu alors une scène avec pleins d'hommes vêtus de bas en haut d'une tunique blanche, les maisons étaient blanches aussi, et les rues en terre clair sablonnée. Ces hommes, probablement musulmans à juger de leur habillement, étaient agités et leurs visages étaient couverts de colère et de haine. Il y'avait un conflit ou une guère... "Mais c'est l'Egypte!", pensais-je. J'ai aucune idée d'où est sortie cette pensée ni s'il y a raisonnement logique derrière celle-ci. C'est fort possible qu'il s'agissait d'une autre époque aussi, mais je n'arrive pas à me rapeller la présence ou la non-présence de voitures. La vision s'est dissipée graduellement, peut-être est-ce du à mes doutes, au fait que je voulais voir quelque chose de précis (actif) plutôt que simplement "regarder" passivement sans attente.

Puis après quelques autres visions, la musique s'arrêta. Quel univers incroyable, pensais-je! En gardant mes yeux fermés, cet extra-ordinaire universais se dissipait peu à peu. J'étais un peu déçu, alors que j'avais l'impression que je commençais à avoir des visions plus calmes et précises. Puis un de ces êtres irréels me dit : "Don't worry! You can come back anytime". Je souris et en ouvrant les yeux, je me suis sentis en amour avec l'Univers en entier. Je me sentais léger, et en parfaite harmonie. La méditation était plutôt mentale, mais là je sentais un bonheur immense sans raison.

Selon mon guru, il s'aggissait d'un voyage astral. Étais-ce de réels visions ou hallucinations? Aucune idée, mais cela importe peu. Même s'il ne s'agissait que de l'imagination, jamais je n'ai vécu une expérience imaginative aussi intense. Je dois mentionner que l'expérience physique était aussi saisissante, j'étais définitivement dans un état de transe. Tout en étant pleinement conscient de mon corps, c'est comme s'il était infiniment loin de "moi" sauf ma tête ou je sentais une concentration de chaleur hors de l'ordinaire, une fièvre énorme sans mal de tête.

Fin

Koh Pha-Ngan, où les Bungalows suivent le rythme de la lune

Vendredi, 17 octobre 2008
Koh (Isle de) Pha-Ngan, THAILAND

Enfin! Pour la première fois sur ce voyage, je plonge mes pieds dans le Gold de la Thailande. Ces ci-fameuses plages dont certains de mes correspondants m'ont disputé de ne pas y avoir mis les pieds plutôt. En effet, notre coeur fait "bom bom" sous l'effet de ces paysages d'une incommensurable beauté! Des coconuttiers à en perdre de vue; mais en effet il ne faut pas les perdre de vue, car une coconut qui tombe du palmier, ca peut faire des rebonds de 2 mètres! Les "bom bom" dans ce cas-ci sont à éviter... Les petits singes sont ainsi dressé pour monter dans le palmier et à faire tomber ces boulets de plusieurs kilos selon les directives du maître.

J'ai ainsi adopter le culte des coconuts - dans le cas du hammac, il fallut y penser stratégiquement - et particulièrement du lait de coco. En vérité le lait de coco n'existe pas naturellement; le liquide à l'intérieur de la noix (environ 2 litres) est le jus de coco et ça ils le jettent (bien qu'en Inde ils le boivent). Ils coupent donc la noix en 2, puis à l'aide d'un genre de mortier ils grattent la chair blanche à l'intérieur. Ils mettent donc la chair en morceau dans un outil spécialisée qui compresse le tout et génère un liquide crémeux, la crême de coconut. Pour obtenir le lait de coco, il suffit de diluer la crème avec de l'eau. L'élément sublime du célèbre green curry!

Malheureusement, le tourisme sur l'isle est développé à un tel niveau qu'à mon arrivée je me demandais s'il y'avait plus de touristes que de Thais... L'industrie ici est dominée par le culte de la Lune. Sur le côté ouest de l'isle sont célébrés les fameux "Full-Moon Party, où à chaque nouvelle lune s'y affluent une horde de touristes n'ayant pour but principal de s'alcoolifier des orteils à l'Esprit. Certes certaines bouteilles portent la mention de Spiritueux...

Au même moment sur le côté est de l'isle, le culte de la lune est célébré selon d'autres Traditions. Le Yoga y est enseigné selon un cycle de 28 jours - le temps qu'il faut à la lune pour faire sa rotation. Tai-Chi, reiki, ateliers de méditations y sont aussi présent. Jugeant que j'avais moi-même intoxiqué suffisament de ces bières fades asiatiques, j'ai donc opter pour aller étudier sur la côte est.

J'ai donc commencé avec une retraite de méditation à l'école de Yoga. Pendant 10 jours donc, j'ai du observer le silence, écouter ma respiration, et me concentrer sur un sujet fort abstrait. Il ne s'agit pas de la méthode du Bouddha (vipassana), mais plutôt de plusieurs méthodes provenant de différents systèmes spirituels d'Asie. Cinq heures le matin, puis cinq heures le soir; donc 8 heures de méditations et 2 heures de Yoga par jour. Durant les 3 premiers jours, je me suis sentis fort déprimé. Mon esprit cherchait constamment une source de plaisir, de créativité. Tous ces plaisirs de ce monde me manquait plus que jamais! Je sentais une irrésistible envie de battre mon cardio dans une activité physique intense.

Selon les Yogis, le mind (les facultés mentales en soi, distinctes du cerveau et de l'esprit) est un singe fou, recherchant sans cesse la nouveauté, la distraction, le chemin facile. Les Yogis croient que notre True Self ou Soi Intérieur ne se limite pas au corps ni au mind; et que ceux-ci doivent être disciplinés pour atteindre des niveaux de conscience supérieurs. Notre corps (ou véhicule de conscience) serait constitué de 5 niveaux : physique, vital, astral, mental, causal. La dernière couche, causal, serait notre lien avec la Réalité Suprème, Dieu, Allah, Bhrama, whatever.. Cela reprend le concept tantric que toute forme de vie possède un lien intrinsèque avec l'Essence de la vie, quelque soit le nom qu'on lui donne.

Avant mon voyage en Asie, je croyais que la méditation consistait à focusser son esprit sur un problème afin d'y trouver une solution. Au contraire, les Yogis cuisinent la méditation selon un processus bien précis en 4 simples étapes:

  1. D'abord adopter une position immobile avec les yeux fermés. Quelques respirations lentes et profondes pour calmer l'esprit, puis se dissocier de tous les sens physiques (qui sont sources de maya, illusion).
  2. Ajouter un sujet de méditation pour bypasser le mind, et l'empêcher de singer librement. Lorsque des pensées viennent troubler la concentration, ne pas les chasser, mais simplement les "écouter" tout en gardant le focus sur le sujet de la méditation.
  3. Ajouter 1 pinte d'humilité afin de dissoudre l'Égo, car il consiste l'ultime barrière mentale vers la spiritualité. A ce point, le méditateur (sujet) doit fusionner, fondre dans le thème de méditation (objet).
  4. Ajouter 2 kg de volonté, 1 litre de détermination, et une goutte d'essence surnaturelle, et c'est le samadhi. L'état de conscience ultime, le mahanirvana, the Universal Self.

Cuire pour quelques années sous la chaleur du Soleil, et mangez chaud.

Hrm... donc de retour à la pratique. Le 4ème jour, je me suis senti très très très fatigué - plus question de cardio. Je pensais sérieusement à quitter la retraite, mais je me suis arrivé à me convaincre en me disant que c'était peut-être la seule retraite de méditation que j'allais faire dans ma vie, et que j'avais vécu beaucoup de stress (terminer un projet, paquetter mon appartement, 2 nuits dans le train, etc.) pour arriver le 18 septembre (début de la retraite). Je me devais d'aller jusqu'au bout, autrement tous ces efforts auraient été inutiles.

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La semaine prochaine : l'expérience de l'état de transe...

Tuesday, August 26, 2008

Tantra : La quête ultime pour comprendre le Cosmos

Mercredi, le 27 août 2008
Chiang Mai, THAILAND

Très controversées sont les visions des Occidentaux sur ce sujet occulte, qu'est le Tantra. Contrairement à la méconception populaire à l'Ouest qui poserait le Tantra sur le podium des sciences du sexe; ce n'est qu'en fait qu'un seul des éléments de cette doctrine. Loin de se limiter à ce sujet, le Tantra explore toutes les facettes de l'Existence avec un oeil vierge; sans contraintes religieuses, politiques, ou scientifiques. Il s'agit de la philosophie la plus complète que je connaisse sur l'Existence et ses mystères.

André Van Lysebeth dans "The Cult of the Feminine" définit le Tantra comme suit:

"Depending on the context, Tantra means a shuttle (in weaving), the warp (of a fabric), continuity, succession, descendence, a continuous process, the carrying out of a ceremony, a system, a theory, doctrine, a scientific opus, or a section of a book. Tantra is also a mystical and magical doctrine or any piece of work based on such a doctrine. [... From] the radical tan (to stretch, to spread, to expand), you get tan-tra, litterally, the instrument to expand the field of ordinary consciousness in order to reach supraconsciousness [i.e. God]."

Je considère les fondements de la théorie tantrique plus spirituels que n'importe quelle religion qui soit. Permettez-moi de vous énoncer quelques unes de ses croyances, par le biais d'extraits du livre de André Van Lysebeth.

Nous ne sommes qu'Un; Tout ce qui existe n'est qu'Un seul. Le Tantra ne perçoit pas de distinction, de frontières entre les êtres vivants et les objets. Vous vous rappellez du jeune moine dans le film "The Matrix" :
"There is no spoon."
Les frontières entre la cuillère et son environment sont mentales; elles n'existes que dans l'esprit. La cuillère est un concept mental qui n'existe pas en dehors du cerveau humain; en réalité, tout n'est qu'un amas d'atomes sans début ni fin.

Un objet, un chat, un humain, l'air; tous ces éléments sont composés d'atomes. L'atome, la plus petite unité (à ce jour) de ce que l'on nomme matière est composé à 99.999% de vide. C'est tellement banal que si l'on éliminait tout le vide de notre planète en y compressait tous les éléments atomiques (électrons, protons, neutrons), la taille de la Terre serait plus insignifiante que celle d'un pois vert. Est-ce une preuve que la non-matière est d'une plus grande importance que la matière elle-même? Se pourrais qu'il existe des éléments immatériels plus puissants que les éléments matériels, palpables?

Les Scientifiques (Physiciens Quantiques exclus) croient que la conscience est une extension naturelle des propriétés du cerveau et de son organisation. Mais il y a contreverse dans la communauté scientifique pour définir qu'est-ce exactement que la conscience; et si les animaux en ont une. Selon eux les verres de terres et les arbres n'en n'ont définitivement pas.

Selon le Tantra, c'est tout le contraire. Veuillez excuser le manque de précision, les termes de vocublaire manquent pour expliquer entièrement ses croyances. Je vais utiliser le terme anglais consciousness pour parler de l'état d'esprit, et conscience pour parler de conscience morale.
Le Tantra croit grosso modo, qu'un être humain est d'abord et avant tout consciousness, une âme immatérielle, qui possède un corps physique pour un certain lapse de temps. En fait, le Tantra croit que chaque cellule de mon corps est dotée de consciousness : "my body is an aggregate of billions of cells, that are all alive, all intelligent". Le livre donne comme exemple l'amibe, un unicellulaire intelligent:

"Though lacking a nervous system and a brain, the amoeba knows that other unicellular beings, the acinetae, have poisonous tentacles when they reach the adult stage, but not a birth. So the amoeba slyly and patiently stakes out the young acinetae as they are released from maternal ovary and gobbles them up! So is the amoeba conscious or unconscious? Which actually begs another embarrassing question. Who or what taught it that? Of course, the problem can be dismissed by stating that it is instinct, which explains nothing."
Hum,.. c'est vrai l'instinct qu'est-ce que ca explique? D'où ça sort l'instinct? Qu'est-ce que ça mange en hiver?

"[So our life begins as an unicellular, which divides into 2, and 4, and 8,...] And then, as I grow and develop, as my cells specialize, become tissus, organs, autonomous and conscious sub-overminds are constituted at each level, in addition to the overall psyche or mind, thus forming a double pyramidal and hierarchical structure that is both organic and psychic."
À partir de la cellule jusqu'à mon âme, j'ai donc plusieurs couches de consciousness. Par le biais de la méditation, dit le Tantra, nous pouvons "communiquer" avec ces cellules et guérir toutes les maladies. Il y a ici en Thailande, une femme atteinte du sida, que j'ai rencontré, et qui sans prescriptions médicales survit avec ce terrible virus depuis plus de 20 ans. Elle dit que son secret repose sur la méditation et sur ses propres médecines à base de plantes qu'elles se prépare elle-même. Elle est extraordinaire!

De retour aux cellules, nous voila donc Empereur d'une République Cellulaire, par le fait même responsable de prendre soin de chacun de ses membres, chacune de ses cellules. Quelqu'un de connu dont j'ai oublié le nom a dit "with great powers comes great responsabilities".

Les couches de consciousness s'arrêterait pas à l'âme non plus. Il y'aurait plusieurs autres couches de consciousness plus élévé que l'âme, l'inconscient collectif de la famille, d'une nation, de l'humanité, du monde. Et c'est inconscient collectif c'est Dieu.

"Tantra perceives the Earth with its biosphere as a single living organism, endowed with an independent and collective psyche that is inseparable from the cosmos as a whole".
Harmonie entre vous, à l'intérieur de vous, et autour de vous !

Friday, July 18, 2008

Vendredi 18 juillet 2008,
Chiang Mai, THAILAND
Bonsoir, bon matin (heure de l'Est),

Excusez la longue négligeance de nouvelle; c'est que j'ai été préocupper à me chercher du travail. Ce qui a été un défi après 7 mois d'inaction professionnelle. Avant mon départ, je devais refuser des contrats mais à présent je dois me rebâtir un réseau de contact.

J'ai finalement trouvé du boulôt ici à Chiang Mai. Il s'agit d'un ONG belge qui soutient les gens atteints du sida en Thailande, et en Afrique. Ils auront bientôt un nouveau siteweb avec un CMS (système de gestion de contenu) !

Ah! Nous revenons, Vesna et moi, de passer une semaine formidable au Laos. Comme je disais dans la nouvelle précédente, nous avons essayé de partir sur le pouce... Ne nombreux passants, à pieds, en moto, en auto, s'arrêtèrent devant nous, médusés; ils n'avaient jamais vu d'auto-stoppeurs! Certains s'arrêtèrent pour discuter par curiosité, mais surtout pour nous informer comment se rendre à la gare d'autobus! Ils n'arrivaient pas à comprendre pourquoi quelqu'un voudrait choisir l'option aventureuse et excitante de faire du pouce quand le trajet est couvert par le réseau d'autobus.

Les Thais sont courtois, aimables, dignes, fiers, discrets, pointilleux, réservés, sérieux, très (trop?) spirituels. Tout le contraire des Indiens! Un Indien ne rate aucune occasion de socialiser! Surtout s'il s'agit d'un étranger et qu'il peut lui demander d'où il vient, combien de girlfriend/boyfriend, etc...

Bref, après 2 heures d'atttente, une femme âgée avec son petit-fils nous offre un lift... jusqu'au bus stand!

En arrivant à Vientiane (capitale du Laos), l'acceuil est très chaleureux. En cherchant une guesthouse, on décide de faire une pose dans un petit café resto, où un groupe de locals ont une discussion animée. Ils se taisent à notre arrivée : ils n'avaient pas vu de touriste dans leur bistro depuis longtemps. Ils désignent l'un d'entre eux (le seul qui parle anglais) pour nous accueillir. Nous commandons une Beerlao; ayant la réputation d'être la meilleure bière en Asie (oui bien meilleure que la Saporo, bière de riz japonaise)! Après quelques échanges avec eux, un sentiment de respect et d'intérêt mutuel s'installe et notre interprète nous offre de partager son mets préféré avec nous. Un peu gêné, nous acceptons... Il revient quelques minutes plus tard avec une assiette d'escargot frits : dé . li . ci . eux! Puis des shots gratuits de Lao-lao, un whisky maison à base de riz et d'herbes inconnues. La texture est similaire au Jägermeister, mais c'est 50%+ d'alcool. Nous les quittons, ivres, pour se dénicher un endroit à dormir.

Notre trip s'est poursuivi jusqu'à Vang Vieng, où les touristes vont pour descendre la rivière sur des tubes. Nous optons pour une solution maison gratuite, et écologique. Nous nous construisons un petit raft avec 4 bamboos et de la corde à kite (merci Richard!)... Le raft qui flottait à 6 pouces en dessous de l'eau ressemblait à un frame de porte vide, mais nous permettait d'y reposer nos membres comme sur une chaise de patio, et d'avoir la tête au dessus de l'eau. Encore là, nous avons bien réussi à surprendre les locals...

Vive le Lao !

Wednesday, May 14, 2008

Un aterissage sur un nouveau continent

Bangkok, THAILAND
14 mai 2008

Hello !

Je suis finalement arrivé a Bangkok, dans le royaume bouddhiste. Apres l'Inde, c'est comme passer du 19eme au 22eme siecle. L'aéroport, les lieux publiques, les autobus, les rues, tout est d'une propreté irréprochable...

Des temples et des statues en or, des édifices en marbre brillant, des autobus et des commerces avec l'air climatisé. Les gens qu'on voient dans la rue sont jeunes, beaux, énergiques, meme tres sexy (Thais et touristes)... J'ai l'impression de visiter une nation riche du future.

Les routes sont larges, le traffic roule a une vitesse occidentale car il y'a des passerelles a piéton a tous les carrefours importants. On n'entend pratiquement aucun klaxon; en plein centre-ville on n'a l'impression d'être dans un petit village en Inde. Les Thais portent une attention minutieuse a la sanitisation; tout est servi dans une quantité phénomenale de plastique. Meme les carottes dans les epicerie sont emballée individuelement. L'urbanisation ultime quoi !

Bref, j'ai passé les derniers jours a magasiner pour un laptop. Je prend le train demain pour Chiang Mai vers le nord de la Thailand.

a bientot !

Monday, April 21, 2008

Changement de Cap

Rishikesh, INDIA
21 avril 2008

Rishikesh, d'où le Gange forme sa source à partir des glaciers himalayens. Selon les croyances hindoues, ce fleuve a été créé par le Dieu Shiva, en déviant cette masse d'eau montagneuse sur sa chevelure pour empêcher l'innondations des pleines. Il la fit parcourir l'Inde d'Est en Ouest, traversant Bénarès (Varanassi), transportant toutes sortes d'offrandes jusqu'a Kolkata (Calcutta), où il se fond dans l'océan. Je quitterai l'Inde en suivant cette route sacrée jusqu'à l'aéroport de Kolkata.

Je réalise à quel point la distance physique et culturelle est grande entre le Québec et l'Asie ! J'ai envie de revenir au Québec, mais je sens que là maintenant, c'est le moment dans ma vie de découvrir l'Asie. Je ne sais quand et si je reviendrai sur ce continent un jour; mon avion atterira donc à Bangkok, Thailande le 8 mai prochain. Toutefois, le reste du voyage sera un tout autre défi ! J'étudierai la culture locale dans des endroits précis, car je me remettrai au travail dès mon arrivée.

J'ai une forte envie de réactiver mes habiletés professionnelles... Oui, sérieusement la programmation créative me manque! Je compte donc consacrer une partie de mon temps au développement de logiciels libres (code ouvert et gratuit), et ainsi me faire connaître en tant que professionnel via l'internet.

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Plusieurs "choses" ont attiré mon intérêt sur ce continent depuis mon arrivé. Particulièrement, les sciences et les traditions développées par la première civilisation Indo-Aryenne : les Vedas. Leur influence sur l'évolution de l'Asie est très claire. Outre l'Hinduisme (une des plus anciennes religions du monde), le Sanskrit (l'alphabet ultra phonétique, à la base de l'Hindi et du Népali), les savants Védas ont acquis des connaissances très poussés en médecine, mathématique, astrologie, massages, médecine, et en massages à base d'huile. Un grande nombre de religions, philosophie, techniques de méditations, et recherche de spiritualité s'originent de l'Inde et d'Asie.

L'Ayurveda, se traduit par la science des connaissances de la vie. Elle propose un système de médecine complet, en incorporant nourriture, environnement, personalité, et discipline physique (Yoga, ou lutte), et massages. La médecine ayurvédique propose que certains aliments ou goûts sont plus appropriés pour certains types de personalités ; et à l'inverse, que la nourriture que l'on consomme peut influencer nos humeurs. Par exemple, en Inde, l'excès de nourriture piquante (chilli) serait responsable du comportements des Indiens : vifs, spontanés, susceptibles, chaleureux, intrusifs, piquants. Toujours selon cette science, certaines maladies pratiquement inexistantes en Inde (comme certains cancers) originerait des procédés chimiques que nous utilisons en Occident pour la préservation des aliments. Le lait pasteurisé, homogénéisé, et consommé froid et en grande quantité pourrait entraîner l'arteriosclerosis. En Inde, le lait est toujours brut (non-traité), consommé chaud (mème bouilli), et accompagné d'épices particulières aidant sa digestion, comme dans le traditionnel masala chai...

Autre chose, particulièrement intéressant fort ancré dans les tradions indiennes depuis 3 millénaires est le Yoga. Je viens de terminer un entraînement intensif de Yoga ici, à raison de 6 heures par jour pendant 2 semaines. Les bénéfices corporels sont sensationnels ! Avant de venir en Asie, je considérais le Yoga, comme des exercices de relaxation, attirant plutôt les femmes... Wo... J'avais pas encore recu de l'enseignement de vrais Yogi... Je mets au défi n'importe quel sportif de faire plus de 108 rocking-bow, en 2 série. La posture et le mouvement sont décrit ici, dans le bas de la page. Bien loin de s'arrêter à des exercices de relaxations, le Yoga peut fournir un entraînenement complet de tous les muscles du corps, des techniques de nettoyage de l'estomac et de la bouche, des techniques de méditations, et même une philosophie morale et éthique de la vie.

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Bon bref, je quitte Rishikesh ce soir... Cette décision de continuer le voyage vers l'est n'a pas été facile, mais c'est ce qui me semble le plus en harmonie selon la situation. Je continue le voyage en transportant en pensées ma culture, mon peuple, ma famille, mes amis, et collègues, les tournois de babyfoot, les excursions en canot, les barbecues entre copains, etc..

Passez un bel été mes amis, écrivez-moi !! Quelles nouvelles ?!?

à bientôt,

David

Wednesday, March 19, 2008

Moi, mes souliers

Pushkar, Rajasthan, INDIA
19 mars, 2008

Hola les Loco Locass! Qu'est-ce qui se passe de cocasse ? Qu'advient-il de la neige sur votre carcasse ? J'espère que n'êtes pas de ceux qui en arrache !


Ouf de mon coté, j'ai bien usé mes souliers au cours des deux derniers mois ! J'ai négliger de beaucoup le blog, mais c'est pas parce qui ne s'est rien passé...


J'ai eu vent qu'un certain lecteur prétendait que je m'assoyais confortablement sur l'histoire de mon trek... Eh bien d'une part, s'il a raison que j'ai grandement négligé le blog dernièrement, je vais me contenter de citer un poème de Félix Leclerc pour y résumer toutes ces aventures :

Moi mes souliers ont beaucoup voyagé
Ils m'ont porté de l'école à la guerre
J'ai traversé sur mes souliers ferrés
Le monde et sa misère.

Moi mes souliers ont passé dans les prés
Moi mes souliers ont piétiné la lune
Puis mes souliers ont couché chez les fées
Et fait danser plus d'une.

Sur mes souliers y'a de l'eau des rochers
D' la boue des champs et des pleurs de femmes
J' peux dire qu'ils ont respecté le curé
L' pays, l' bon Dieu et l'âme.

S'ils ont marché pour trouver l' débouché
S'ils ont traîné de village en village
Suis pas rendu plus loin qu'à mon lever
Mais devenu plus sage.

Tous les souliers qui bougent dans les cités
Souliers de gueux de souliers de reine
Un jour cesseront d'user les planchers
Peut-être cette semaine.

Non mes souliers n'ont pas foulé Athènes
Moi mes souliers ont préféré les plaines
Quand mes souliers iront dans les musées
Ce s'ra pour s'y accrocher.

Au paradis paraît-il mes amis
C'est pas la place pour les souliers vernis
Dépêchez-vous de salir vos souliers
Si vous voulez être pardonnés.
Si vous voulez être pardonnés


J'ai quitté le sud de l'Inde il y`a environ trois semaines, bien malgré moi, mais plutôt pour des raisons de bureaucratie.. Le petit papier imprimé dans le passport, c.a.d. le visa, le droit de séjour en Inde venait a expiration. Après de multiples recherches, je me suis rendu à l'évidence que je devais quitter l'Inde pour pouvoir mieux y retourner... J'ai donc passé 2 nuits et 2 jours dans le train Bangalore à New Delhi (500 Roupies, soit à peine 13$)...


Le train est un moyen de transport formidable ! Des vendeurs ambulant vendent toutes sortes de snacks, cossins plus ou moins utiles, des couturiers, etc. En fait le seul désagrément choquant, c'est de supporter de voir les Indiens tout jeter par les fenêtres du train !


Par contre a Delhi, j'ai été fortement étonné... J'ai marché dans l'endroit, probablement le plus propre en Inde : le nouveau métro de Delhi ! Wow, des allées en marbre, sans détritus, ni déchêts sur le sol, ni sur les rails ! Même pas une poussière ! Et l'élégance dans laquelle le wagon invite les passagers à y entrer, laisse supposer quelque chose d'incongru... La construction de ces 300kms de métro est financé à plus de 50% par la Banque du Japon...

J'ai ajouté le Musée National de Delhi, parmis les Top 10 musées que j'ai visité dans le monde! Phénoménale banque d'architecture, d'histoire, de récits, de légendes, de costumes venant partout en Inde, et datant jusqu'à plus de 3000 ans ! J'ai été fortement impressioné par les costumes et les instruments de musique des régions du Nord-Est de l'inde (Assam, Manipur, Mizoram, Tripura, Nagaland) : très tribales, un peu style africain, sud-américain, mais différent... Jamais vu auparavant ! Décidément, des Africains sont venus en Inde, bien que j'ai encore jamais lu de théorie à ce sujet ! Quelqu'un a des pistes ?

Ensuite, j'ai fait un autre saut dans le train de nuit pour Ghorakpur (Madhya Pradesh), puis un bus jusqu'à la frontière népalaise, pour y régler les formalités douanières, et enfin un autobus de nuit jusqu'à Kathmandu... Le train de nuit ca va, mais le bus de nuit, alors la oubliez le sommeil !!
Tout ca pour arriver dans un Népal en crise... Un Népal bien différent du mois de novembre... Une semaine avant mon arrivée un des partis politiques du Teraï (sud du Népal) avait fait un blocus empêchant les arrivées de gas naturel, et de pétrole en provenance de l'Inde. Ajouter à ça des coupures d'électricité de près 6-8 heures par jour... Mais les Népalais gardent leur bonne humeur et leur sourire, les soupers se font à la chandelle...


Après le long processus de paperasse avec l'ambassade de l'Inde à Kathmandu, j'ai rejoint Vesna, ma compagne de voyage ici à Pushkar. Née aux États-Unis, elle a plutôt l'allure de Slovénie d'où son sang découle. Nous nous dirigeons vers l'Himalchal Pradesh (le nord), en pratiquant nos trois langues communes : l'anglais, l'espagnol, et le français ; ainsi que nos intérêts pour la musique, la cuisine et les massages ayurvédiques.


Voila, plus quelques semaines en Inde...

Tuesday, February 19, 2008

Mysore

19 février 2008
Mysore (Karnataka), INDIA

Hey !

Je suis maintenant à Mysore dans le sud de l'inde, à 3 heures à l'ouest de Bangalore. C'est ici qu'habite le Maharajah de l'état du Karnataka. Il y a dans la ville un mélange intéressant d'Hindus, de musulmans, et de Chrétiens - et même un jeune garçon de 12 ans qui prétend n'avoir foi en rien d'autre que sa mère :
The only thing I am convinced of is that this (his mother) is where I come from.
La langue principale est le kannada, dont l'écriture ressemble étonnamant à l'arabe. Les gens ont une allure fière et semblent vouloir se démarquer de la masse indienne. Une grande partie de la population de cet état ne parle pas l'hindi ; en fait, l'anglais est plus courant que l'hindi. Même les Indiens venant d'une autre région préfère utiliser l'anglais pour communiquer entre eux. Les habitants natifs ont la peau plus foncée, et certains d'entre eux sont étonnament plus grand que la normale... Écriture similaire à l'arabe, peau foncée, grandeur = influence africaine ???

Cette région est spécialisée dans la soie, les cigarettes `bidis`, l'enscent, les huiles de toutes sortes, la sculpture de bois. Un ouvrier peut faire jusqu'à 2000 bidis / ou 8000 bâton d'enscents par jour !

Il est 10pm ; le café internet ferme ses portes maintenant...

Wednesday, January 30, 2008

Le circuit des Annapurnas (partie II)

Patnem (Goa), India
Jan 30th 2008

Jour 3

Nous avions pour objectif de faire une longue journée, d'avancer tant que la luminosité nous le permettrait. Cependant nul ne pouvait prévoir que des obstacles se dresserait sur ce chemin si fréquenté.

Nous débutons la marche sur un sentier très intéressant au bord du canyon de la rivière Marsyangdi. À certains endroits la montagne est tellement abrupte que le sentier est creusé dans le roc - mais honnêtement je ne peux pas imaginer comment cela a pu être construit sans dynamite à cette époque. À la fin de l'avant-midi, nous rencontrons un couple de touriste voyageant en sens inverse qui nous informe qu'il y a un blocus de Maoistes avant Tal (17800m), la prochaine ville. Nous pensons que c'est un attrape-touriste, étant donné que les locals de Pokhara nous ont dis que les Maoistes sont devenus un parti politique officiel. Nous poursuivons la marche en nous disons que nous n'avons qu'à attendre d'être un groupe suffisant et qu'ils n'auraient pas le choix de nous laisser passer.

À la fin de l'avant-midi, nous apercevons un drapeau rouge qui domine trois bâtisses isolées dans la milieu de nulle part. Le chemin est très étroit à cet endroit et devient très abrupte immédiatement après les maisons ; la confrontation est inévitable. Quelques touristes sont déjà là, à discuter fortement avec un groupe de 20-25 jeunes Népalais. Agés dans la vingtaine, les brigants sont vêtus de pantalons de camouflages, de t-shirt américains (!!) ou de polo avec la mention YCL (Young Communist League).

Ayant la ferme conviction qu'ils détiennent l'autorité sur le territoire, le gang nous bloque le chemin à moins que nous acceptions de payer une taxe de passage. Ce qui a pour effet d'épicer le ton de voix des conversations entre les touristes et les voleurs de grand chemin. Au travers le chaos verbal, nous expliquons que nous avons déjà payé notre de droit de passage à l'ACAP l'autorité gouvernementale. La discussion n'aboutissant à rien, nous essayons de passer - nous sommes maintenant environ 15. Les terroristes se ressèrerent les uns contre les autres dans le sentier pour nous bloquer le chemin. À notre seconde tentative ils empoignèrent Ellenora par la gorge, qui réagit en leur essènant des coups de pieds au bon endroit. Elle fut projetée sur le sol ainsi que d'autres touristes au premier rang. Ils répliquèrent en coups de pieds et coups de poings.. L'escalade de violence s'arrêta rapidement quand un des escrocs leva une pierre énorme à bout de bras. L'allure d'un barbare primitif en état de pannique dans son visage nous alertèrent qu'il était prêt à tuer.

Comme nous avons des intérêts de plus hautes importance que de jouer aux sauvages, nous n'eûmes d'autres choix que de négocier - avec fort peu de sympathie - un tarif de passage. Après avoir pris des photos des rebels, nous poursuivâmes notre route envahie par la colère jusqu'à Dharapani (1860m). Quel temps perdu !

***

Mettons un peu en contexte la situation politique du Népal. Depuis 2006, le roi a été complètement destitué de tous ses pouvoirs. La figure du roi disparait des nouveaux billets de monnaie, et plusieurs instituts nationaux portant le préfixe "Royal etc.." sont renommés. Le pouvoir fut divisé temporairement parmis les huits partis politiques du Parlement, en attendant une éventuelle élection.

D'abord les partis doivent s'entendre sur une formule constitutionnelle; mais le Parti Communist-Maoist, minoritaire et peu apprécié, s'objecte à toute formule non-communiste. Puis certains partis ayant peu de chance de sortir victorieux tirent avantage à ce que ce processus s'éternalise. Résultat : les élections ont été reportées trois fois déjà, et il n'y a toujours pas de dirigeant officiel au Népal depuis 2 ans.

L'instabilité politique semble la cause majeure du bourbier économique au Népal. Le pays est très vert, et riche en montagnes et rivières, l'agriculture est prospère est disponible presque partout, les touristes abondent (pour l'instant).. Mais comment peut-il développer ses infrastructures tant qu'il n'y a pas de leader politique qui puisse y concentrer ses énergies ?

Si rien ne bouge, le roi pourrait reprendre le pouvoir, ou bien les Maoistes.. Ou pourquoi pas l'Inde ou la Chine ?

***

Jour 4

Nous dûmes attendre jusqu'à Chame (2670m) avant de pouvoir faire une déclaration à la police locale. Som, le porteur de Tanya, nous servi d'interprète. Après 30 minutes de discussion en Népalais, j'ai eu l'impression que cela ne servait à rien. D'abord ils ne voulaient pas accepter notre déclaration sur papier, puis ils ne semblaient pas trop concernés, ou même désolé de cet incident qui apparement appartenant à un autre district. Avaient-ils peur ? Étaient-ils corrompus ?

Bref que faire de plus pour l'instant ? Nous avions tous le désir d'oublier cet histoire et d'apprécier le charme du paysage. Par chance, les nuages se dispersèrent et nous apercûmes notre premier grand sommet à l'Ouest : Lamjung Himal (6930m).


Jour 5

Le jour suivant fut une longue journée de sérieuse ascension (600m d'élévation) plutôt ennuagée. Nous arrivons à une fourche où deux choix s'offrent à nous : continuer sur le terrain plat (Lower Pisang) ou grimper plus haut (Upper Pisang) pour éventuellement redescendre. Nous optons pour la route la plus longue en espérant que le ciel se dégage. Le coucher du soleil à Upper Pisang (3300m) était partiellement dégagé et les locaux nous pointèrent du doigt l'Annapurna II (7940m).. Wow quelle vue !


Jour 6

À notre réveil les nuages avaient disparus, et nous réalisâment que ce que nous avions vu le soir précédant n'était que le pied de l'Annapurna II - le sommet caché dans la brume se trouvait deux fois plus haut que l'endroit où nous regardions. 7900 mètres c'est quelle chose !

L'Annpurna II se distançant peu à peu de nous (bien sûr d'un point de vue objectif, il s'agirait de l'inverse) au cours de la journée, à chaque pas nous apercevons un peu plus de l'Annapurna IV (7530m), et éventuellement l'Annapurna III (7560m). À chaque virage du sentier, à chaque instant, il s'agit d'un nouveau paysage. Nous oublions totalement le poids sur notre dos. Cette journée est la plus spectaculaire depuis notre départ de Pokhara !

Nous rêvons profondément à Ngawal (3680m).


Jour 7

Nous rejoignons le sentier principal au bout de quelques heures, et nous arrivons à Manang (3540m) en début d'après-midi. Plus de touristes ici que partout ailleurs où nous avons été ! C'est parce que la plupart des trekkers s'arrêtent à Manang pour faire une journée d'acclimatisation à l'altitude - car Thorong La, l'ultime ascension du trek est proche.

Après une semaine de marche en montagne, la grosse bière sur le toit de l'hôtel en après-midi n'est pas un luxe, mais un besoin essentiel ! Manang est situé sur un plateau au bas d'une vallée, le contexte parfait pour apprécier les montagnes à la lumière du grand jour.

Croyez-le ou pas, mais il y'a un cinéma en ville ! Et le choix de film est très contextuel : "Into Thin Air" basé sur le livre de John Krakauer. Il s'agit d'un fait vécu il y a une quinzaine d'année. Il s'agit d'une expédition au le sommet de l'Everest qui a mal tourné. De riche touristes ambitieux et inexpérimentés paient 60 000$us pour aller sur le toit du monde. La moitié de l'équipage y périt... Inutile d'expliquer que ça n'a pas eu pour effet de nous réchauffer le coeur - en plus de faire froid à l'extérieur.

La présence de Yak dans la champs s'accompagnent de nouveux choix sur le menu : fromage de yak, et yak burger !

Je me réveille au milieu de la nuit. L'air est froid, et ma respiration plutôt rapide. L'eau dans ma bouteille est crystallisée. J'ai pris une petite marche afin de calmer ma respiration.


Jour 8

Premier contact avec l'altitude. Aujourd'hui nous allons au Ice Lake (4600m). Il s'agit d'une ascension de 1100 mètres en 3 heures. Au cours de la marche, je ressens un léger mal de tête et une fatigue inexpliquable. Le rythme cardiaque et la respiration s'accélère. Le but de cet exercice est d'aller plus haut au cours de la journée que l'endroit ou nous dormons. Le corps peut alors s'habituer à l'altitude et permettre de dormir à une plus haute élévation le jour suivant. Nous redescendons sur Manang avec plus facilité qu'à la montée.


Suite ...

Au dessus de 5000 mètres, les pensées s'évaporent avec l'oxygène...

Tuesday, January 22, 2008

Here, right now ; by the Indian Ocean

April 22nd 2008
Gokarna (Karnataka), INDIA

Today is Sun Day, again. I got out of my hammock a bit after the sunrise. Two chai (traditionnal indian tea) for breakfast ; I read one chapter of my book on tantra sex; and 2 chapters of my book on consciousness.

Gokarna is similar to Goa but without the music; the beach is so quiet and little crowded. Also the waves of the tide are much stronger than in Arambol (Goa). Gokarna beach is so huge and straight ; Arambol is more like a little bay so the waves are shanti shanti (peaceful). There is more cactus, but the climate feels the same. I am sharing a room with 2 germans (Andrew and Katherine), but none of us are using the bed. It is just a storage with a lock ; which we never bothered using...

Before the sun turned too intense, I left the books and sat in front of the waves for yoga. I then played my djembe for 2 hours.

***

In Goa, I used to go to the drum workshop every morning at 10:00 am (Indian time is never the same ; how can it be ? ). Russ, an 54 years old English rasta man was our teacher, and friend. We used to practise in small group and then experiment the drum circles at night. Goa is not India, it is like a miniature Europe inside India : mostly everybody than went to school speaks a nearly-perfect english.

For instance, Goa remained a Portuguese colony even 14 years after India's independance in 1947. Even now, the European vibe is pretty flagrant whether in the food, the clothing style, the architecture, or even in the local customs - many Goan are Christian, are celebrating Christmas more religiously than we do. This unique culture has attracted many Westerners after World War II, and during the Cold War. Many French, Dutch, Israeli, Russians settled here and along with the Indians started making full-moon parties, which became commercially known as rave parties in the 60's and 70's.. With the influence of house, dance, and techno music the djembe beats have evolved into Goa trance. A music that is meant to transport your mind into transe, just by listening to it meditatively. However, this Goa is dead. Since 2006 the Indian Government set a ban on loud music in open areas after 10pm... (with a few exceptions around new year celebration). Sometimes the parties last till midnight, 1am, or very rarely 5am. Sometimes the police comes at 10pm; sometimes never comes. We have to forget about Full Moon Goa Trance parties in Goa...

But never mind this little deception, Arambol has really good drumming almost everynight, and sometimes till really early in the morning. I was already thinking of buying drum before coming here, but when I heard 3 mind-blowing drummers playing together on the beach, I was stunned. With each drum having its own sound and producing a different melody, we could imagine the richness and the purity, the root of techno music. Back to the root of trance dancing...

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Today is also full moon day. When the sun was at the highest in the sky, I was finally feeling hungry for breakfast and started to think about packing my stuff away. I had heard from three different sources that there is a rainbow gathering in a place called "Honey Beach". It's no where to be found in my Lonely Planet book or any indication post. No flyer, nothing really clear about it on the internet or anywhere. But last night, my third source stated :
"You first catch a bus for 7km north until Ganga Ole, where you take a ferry boat accross the river. And than walk in the jungle until there is a building in construction. And then no so far from there you should ear something going on or see some tee-pee."
As I never been to any rainbow gathering, I must go to check it out how it is like. So I packed the minimum of my stuff inside my drum and left the big backpack in the beach shack's kitchen. But all of this was after sharing another drum session with my japanese neighbour. I showed her the stuff I learned and she showed me an Indian rythm.

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Indian people have such an unusual funky way of playing the african djembe. They use a wider range of tones and countless ways of producing the strokes. When many good Indians play together it produces a very enjoyable harmony, but very few of then know what they are doing - they can't explain it, or play it any slower. They just seemed to be hitting the drum in some random way and it sounds magically nice... or terribly chaotic.

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So here I am. I am going to this rainbow right now - and hopefully there will be something going on. I might stay for a few days if I like it.

Stay tuned for the part II of the trekking, it is almost ready...